Human First

Human First est un espace d’idées, de réflexion et de dialogue. Dans un monde en pleine mutation – bouleversé par les crises climatiques, les révolutions technologiques et les tensions sociales – nous faisons le choix de revenir à l’essentiel : l’être humain.

Engagée depuis 1997 pour une politique de progrès, fondée sur l’écologie, la justice sociale et le rassemblement républicain.

Manager internationale expérimentée spécialisée en alliances stratégiques et projets globaux internationaux. Experte en innovation, transition numérique et écologie appliquée (Cloud, IA, Smart Cities, décarbonation).

  • Saint-Cricq : le dérapage de trop dans l’entre-soi médiatique ?

    La polémique qui entoure Nathalie de Saint-Cricq ravive une vieille question : celle d’un entre-soi journalistique et familial qui protège, qui pardonne, et qui autorise parfois des dérapages impossibles ailleurs. Issue du clan Duhamel–Castéra, mêlant journalistes d’influence, hauts fonctionnaires et ministres , Saint-Cricq évolue depuis toujours dans un environnement feutré, presque imperméable aux secousses extérieures.

    C’est lors d’un échange avec Alexis Corbière que tout s’embrase. Alors que le député rappelle la gravité de l’antisémitisme, la journaliste rétorque : « le vote des musulmans aussi », laissant entendre que LFI instrumentaliserait le sujet pour séduire un électorat ciblé. L’amalgame met le feu aux poudres. LFI saisit l’Arcom, bientôt suivie par Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, dénonçant des propos « extrêmement graves ».

    Pourtant, Nathalie de Saint-Cricq n’est pas née d’hier. Petite-fille de Jean Meunier, résistant et fondateur de la Nouvelle République du Centre Ouest , fille et sœur d’hommes de presse, elle a toujours évolué dans les couloirs où s’écrit — et s’échange — le pouvoir médiatique. Son parcours l’amène ensuite à croiser celui de Patrice Duhamel, son futur mari, puis d’Alain Duhamel, son beau-frère, figures tutélaires du paysage politique télévisé. Leur fils Benjamin Duhamel, lui aussi, perpétue la tradition familiale dans les médias.

    Dans ce cercle, les alliances restent soignées : la famille Castéra, Publicis, puis Amélie Oudéa-Castéra, ministre éclair dans plusieurs gouvernements. Un monde où les passerelles entre journalisme, haute fonction publique et pouvoir politique semblent naturelles, presque évidentes.

    Nathalie de Saint-Cricq gravit les échelons : cheffe du service politique de France 2 lors du débat Macron–Le Pen, où elle est violemment critiquée pour sa non-intervention, collaboratrice de Léa Salamé, puis, en 2025, directrice des rédactions nationales de France Télévisions. Un parcours solide, prestigieux, mais aussi très protégé — suffisamment, sans doute, pour expliquer la désinvolture de certains propos.

    Au-delà du cas Saint-Cricq, cette affaire rouvre la question d’un paysage médiatique français fracturé : un secteur public perçu comme trop proche du pouvoir, un secteur privé dominé par quelques milliardaires, et une liberté de la presse qui ressemble parfois à une élégante illusion.

    L’Arcom tranchera. Mais une chose demeure : l’impression d’une neutralité journalistique de plus en plus fragile, et d’une confiance qui s’effrite face à l’arrogance supposée de celles et ceux qui se pensent inattaquables.

    A suivre donc.

  • 6 Décembre: on fête Saint Nicolas!

    C’est Nicolas de Myre, né vers 270 à Patare en Asie mineure, de parents chrétiens que l’on fête le 6 Décembre. De famille ecclésiastique, il devient Evêque de Myre et combat l ‘idolâtrie et l’arianisme. On lui attribut de nombreux miracles et quand il meurt en 350 à Myre, une eau miraculeuse sortit de son tombeau. Lorsque les turcs conquirent la ville de Myre, au XIe siècle, les reliques furent déplacées jusqu’à Bari en Italie où elles furent très vénérées et le culte de saint Nicolas se développa rapidement en Occident.

    La légende de Saint-Nicolas vient du fait qu’il aurait sauvé trois enfants d’un boucher cruel, qui les avait tué et découpé en petits morceaux pour en faire du petit salé plongés dans trois tonneaux. L’histoire veut que Nicolas passât par là et demandât du petit salé… Le boucher terrorisé confessa son meurtre et Nicolas ressuscita les trois enfants!

    Le boucher devint le symbole de la méchanceté et du mal au travers de la figure légendaire du Père Fouettard, chargé de réprimander les enfants désobéissants. Saint Nicolas lui est extrêmement vénéré et devient le protecteur des enfants et des écoliers. Vêtu de rouge, d’une mitre sur la tête, d’une crosse à la main et portant des cadeaux, il est célébré dans toute l’Europe le 6 décembre.

    En France, Saint-Nicolas est aussi le Saint Patron de l’Alsace et de la Lorraine, où il est fêté. il est de tradition que les garçons jettent de la farine sur la tête des filles ce jour là à la sortie de l’école pour leur porter chance. Cette coutume viendrait d’une croyance que Saint-Nicolas aurait multiplié les farines pour éviter la famine. c’est à ce moment que les manalas , petits pains au lait en forme de bonhomme représentant Saint Nicolas apparaissent dans toutes les boulangeries et les familles.

    Son succès le rendra international. Son nom déformé en allemand le fera connaitre sous le nom de Santa Klaus en Allemagne, Sinter Klaas aux Pays Bas. C’est le dessinateur Thomas Nast qui le rend plus moderne en 1860, accompagné d’un traineau et de rennes, vivant au Pôle Nord. Son succès deviendra planétaire en 1931 quand Coca Cola s’en empare comme figure marketing et ce sont les américains qui vont populariser ce mythe devenu laïque et marketing au sein des familles françaises après la deuxième guerre mondiale.

    Un long parcours pour cet homme de foi. A célébrer le 6 décembre donc!

    A suivre donc.

  • Sida: l’Etat français condamné, une victoire

    Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal administratif de Paris vient de reconnaître que l’État a manqué, jusqu’en février 2025, à son obligation d’organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité prévues par la loi du 4 juillet 2001. L’Etat n’a pas respecté son obligations de faire 3 formations par an d’éducation à la sexualité.

    Le résultat tombe: depuis son élargissement aux IST ( infections sexuellement transmissibles) en septembre 2024, le nombre mensuel de jeunes de moins de 25 ans testés pour le VIH via ce dispositif a doublé. La formation chez les jeunes est très importante. Certains croient que le Sida est une maladie qui se soigne. D’autres pensent que le port du préservatif est humiliant. Beaucoup de choses sont à expliquer aux jeunes générations et ces séances sont importantes aussi.

    Les modes de contamination a aussi changé. Les années 80, lors du début de l’épidémie, les homosexuels étaient en première ligne avec notamment la mort de l’emblématique Freddy Mercury. Les usagers de drogues aussi étaient dans les cibles premières. Enfin, les préjugés sur le fait que le sida était aussi transmis par des étrangers restait vivace.

    Aujourd’hui, les chiffres montrent que les choses ont changé. Les modes de contamination les plus fréquents chez les personnes diagnostiquées en 2024 étaient les rapports hétérosexuels (53%) suivis des rapports sexuels entre hommes (42%). Les personnes trans contaminées par des rapports sexuels représentaient 2% des découvertes et les usagers de drogues injectables (UDI) 1%. Les contaminations mère-enfant (1%) concernaient en majorité des enfants nés en Afrique subsaharienne.

    Dans le cas des personnes étrangères, plus de la moitié (56%) des personnes découvrant leur séropositivité en 2024 étaient nées à l’étranger. Mais parmi elles, 43% ont été contaminées après leur arrivée en France.

    Le manque de formation chez les jeunes est très compliqué car se propage en plus des cas de Sida, les maladies de type Clamydiae ou syphilis, avec une augmentation de cette dernière plus grande chez les femmes que chez l’homme ( +24% vs +10%) avec un risque de transmission au bébé si la femme est enceinte.

    Il y a des médicaments préventifs , y compris pour le Sida comme le PrEP (pour Prophylaxie Pré-Exposition) qui est un moyen de prévention du VIH très efficace, destiné aux personnes qui ne sont pas séropositives mais qui ont un risque élevé d’exposition au virus.

    Donc c’est bien que l’Etat ait été condamné. Il faut obliger les écoles à faire cette prévention.

    A suivre donc.

    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/infections-sexuellement-transmissibles/vih-sida/documents/bulletin-national/vih-et-ist-bacteriennes-en-france.-bilan-2024?utm_source=chatgpt.com

    https://www.sidaction.org/actualite/une-victoire-majeure/

    https://www.sos-homophobie.org/

  • Proposition quotidienne de rédaction
    Avez-vous visité l’un de vos endroits préférés ? Où se trouve-t-il ?

    C’est un endroit magique situé dans la péninsule du Yucatan au Mexique. Tulum est un site archéologique d’une ancienne cité Maya qui donne sur la mer des Caraïbes de façon spectaculaire.

    Ancien centre de commerce pour le cacao, le coton et centre religieux (voir le Temple des Fresques) entre le XIe et le XVIe siècle, le site est protégé par la jungle de Quintana Roo.

    C’est un endroit magique.

  • Que pensez-vous de la consommation de viande? dailyprompt-2139

    dailyprompt-2139

    Je ne suis pas végétarienne et j’aime manger un bon steak, mais je pense qu’il faut réduire la consommation et privilégier la qualité , contrôler l’abattage et travailler à des remplacements protéinés.

    Un steak a un coût carbone comparable à un trajet voiture d’une bonne cinquantaine de kilomètres et je ne parle pas du dégât sur notre estomac et nos veines. Alors modérons!

  • 1er Décembre 1944: mémoire effacée au Sénégal

    Passé aux oubliettes de l’Histoire française, ce massacre de tirailleurs sénégalais qui réclamaient leur solde dans le camp de Thiaroye en 1944 a été totalement occulté par la France. Perpétré à une période trouble de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il garde encore beaucoup de mystères. La France, via François Hollande, a quand même reconnu cet évènement en 2014 mais les héritiers peinent encore maintenant à réclamer justice.

    1er décembre 1944, des tirailleurs sénégalais, rentrés du front européen de la deuxième guerre mondiale, attendent leur solde de captivité et leur démobilisation. Les choses trainent. Les Français ne leur donnent pas et les soldats africains sont exécutés à l’arme automatique par leurs propres officiers Français. Selon l’armée, il y aura 35 morts. Selon les témoignages africains et certains historiens, il y aurait entre 300 et 400 morts. Il y aura pendant des années une volonté d’effacement de ce massacre, tant sur les sépultures que sur l’ampleur du massacre et de nombreux documents seront falsifiés et les enquêtes seront abrégées.

    Ceux qui ne sont pas tués sont arrêtés et jugés car identifiés comme meneurs. Certains sont gradés, comme Antoine Abibou, fin lettré évadé d’un Fronstalag et engagé dans la Résistance en métropole. Ils seront jugés et écoperont de peines allant de 1 an à 10 ans ou à la dégradation militaire. L’amnistie en 46 et 47 n’efface pas l’injustice car leur supposé rébellion n’est pas effacée. La France a bien sûr une autre version, celle de la mutinerie ou de la rébellion.

    Les archives que François Hollande avait ramenées en 1914 ont été bloquées par le Sénégal jusqu’en 2024, date à laquelle Emmanuel Macron a reconnu que c’était un massacre. Ce blocage reste inexpliqué posant ainsi beaucoup de questions. Malgré ces pas en avant de la France, la reconnaissance n’est pas encore là et les Sénégalais ne se sont pas réappropriés leur mémoire.

    A suivre donc.

  • Le Pape au Liban: un accueil d’espoir

    Sous une pluie battante, les Libanais ont attendu le Pape sur son chemin vers Beyrouth. La situation actuelle du Liban — instabilité politique, crise économique, tensions régionales, exode — rend sa visite particulièrement pertinente : le Pape veut offrir un geste de solidarité, d’espoir et rappeler l’importance de la paix, de la cohésion sociale et de la dignité humaine. Ils veut aussi rendre hommage à un peuple qui a été courageux face à la souffrance lors de leur longue histoire. C’est le premier voyage apostolique à l’étranger du pape Léon XIV, ce qui donne un signal fort à sa politique et à ses priorités.

    L’histoire des Chrétiens du Liban est ancienne, complexe et profondément liée à la formation même du pays. C’est au Ier siècle que Saint Pierre fonde la communauté d’Antioch, qui va se développer surtout dans les régions côtières (Tyr, Sidon, Byblos) et montagneuses. C’est au IVe s que Saint Maron va créer la branche des Maronites en lutte théologique avec l’Empire Byzantin. Ils vont au VIIe s s’allier à Rome et devenir l’Eglise Orientale Catholique.

    Le Traité de Londres de 1840, organisé parles Anglais notamment pour mettre fin au conflit turco égyptien a créé un Moustassarifat du Mont Liban, incluant Maronites mais aussi Druzes. Le reste du pays devait être sous administration ottomane. Les Chrétiens Maronites ont été pendant des années en conflit avec les Druzes. Les Français, qui avaient été écartés de la négociation en 1840 sont revenus en 1920, lors du démantèlement de l’Empire Ottoman et créent le Liban en 1920 en réintégrant de nouvelles terres au Moustassarifat.

    Depuis l’indépendance, le Liban a un système confessionnel : les principales fonctions de l’État sont réservées aux grandes communautés religieuses avec un ordre établi lors du « Pacte National » de 1949. Le Président est un Chrétien maronite, le Premier ministre est un Musulman Sunnite et le Président du Parlement est un Musulman chiite.

    La Guerre Civile de 1975 à 1990 et l’accord de Taef qui a été signé en 1989 a réduit le rôle des Chrétiens maronites. Il n’y a d’ailleurs plus de Président depuis 2022 et la situation des Chrétiens, particulièrement dans l’environnement de guerre Israélo-palestinienne adjacente au Liban est très fragile. Les partis politiques chrétiens sont divisés et le Hezbollah, groupe para-militaire chiite libanais, autorisé par l’accord de Taef malgré la démilitarisation du pays est ravivé par les attaques israéeliennes.

    C’est dans ce contexte complexe d’affaiblissement de la population chrétienne au Liban que le Pape a décidé de venir pour apporter un message de paix, de réconciliation et d’espérance. Il veut encourager l’unité interreligieuse, l’œcuménisme et le vivre-ensemble. Le programme inclut des rencontres avec des jeunes, des soignants, des victimes, etc., pour témoigner d’une attention spirituelle et humaine à ceux qui souffrent.

    Espérons que son message soit entendu au Liban et dans la région. Il y a en tous cas beaucoup d’attente de la population libanaise envers sa présence.

    A suivre donc!

  • Larchevêque: roi du Bitcoin ou cowboy?

    Avec une vie à la Netflix, Eric Larchevêque, le roi français du Bitcoin, pourrait être le héros d’une série télévisée. A 52 ans, il a déjà un incroyable parcours d’entrepreneur dans les sites de rencontre, de joueur de poker professionnel et de roi du Bitcoin et du Blockchain. Expert en levée de fonds, libertarien à la Musk, militant pour le port d’arme pour les gérants de cryptomonnaie, il est à 52 ans un homme qui ne laisse pas indifférent.

    On parle beaucoup de lui depuis hier car il a lancé The Bitcoin Society, une société cotée en Bourse, basée à Paris sur Euronext, qui s’articule autour d’une Bitcoin Treasury Company (BTC), une Network Society et un club premium pour entrepreneurs qui ouvrira ses portes le 9 décembre. Il a racheté une coquille de la société Unibail et bypass ainsi la longue introduction en bourse (IPO).

    Eric Larchevêque n’en est pas a sa première entreprise dans le Bitcoin et les cryptomonnaies. Passionné par les technologies émergentes et blockchain (technologie de stockage et de transmission d’informations fonctionnant sans autorité centrale), il lance la Maison du Bitcoin ( qui deviendra Coinhouse) , premier comptoir d’achat et d’échange de cryptomonnaies en Europe.

    En parallèle, il fonde Ledger dont la mission est de sécuriser les actifs numériques (« crypto-actifs ») pour les particuliers et les entreprises. Elle développe des solutions permettant de stocker, échanger, acheter et gérer des cryptomonnaies en toute sécurité. Elle se positionne comme un acteur de confiance dans un contexte où la sécurité est cruciale dans l’écosystème blockchain et commercialise aussi différents produits pour stocker des cryptomonnaies de façon sécurisée ( ex: Ledger Nano X : un wallet matériel avec Bluetooth, idéal pour gérer ses cryptos depuis un téléphone ou un ordinateur ou le le Ledger Stax, un portefeuille connecté nouvelle génération au design signé Tony Fadell (le créateur de l’iPod)). En 2021, il lève 380 millions d’euros de fonds et rentre dans le monde des licornes, valorisant son entreprise à plus de 1.5Mds d’euros.

    Mais il sent que ce n’est pas suffisant et créée un fonds d’investissement Web3 à hauteur de 100M. Le Web 3 est celui qui va s’affranchir des acteurs centralisés comme Google, Facebook ou Amazon. C’est une alternative décentralisée, à partir de laquelle les utilisateurs peuvent détenir de la valeur sur le web, le bitcoin par exemple, basé sur une technologie blockchain qu’Eric Larchevêque connait bien.

    Aujourd’hui avec sa société The Bitcoin Society, il propose un modèle économique calqué sur celui de l’entreprise américaine MicroStrategy de Michael Saylor. L’entreprise lève des fonds (via des augmentations de capital ou de la dette), avec cet argent, elle achète massivement du Bitcoin pour sa trésorerie, si le Bitcoin monte, la valeur de l’entreprise monte, l’action monte et TBSO ( The Bitcoins Society) peut alors lever encore plus d’argent pour acheter encore plus de Bitcoins.

    Mais galvanisé par ses succès et l’approche libertarienne assez en vogue dans le monde de l’IT et de la cryptomonnaie, il cherche par sa Society et sa communauté à faire lobby auprès des politiques et à peser dans le game de la présidentielle française de 2027. Il dit que l’état est obèse et vit au-dessus de ses moyens. Comme Javier Milei, il veut sortir la tronçonneuse. Après l’enlèvement de son associé David Bailland, il demande à ce que les professionnels de compagnie de cryptomonnaies puissent détenir des armes, indiquant que le système judiciare et carcéral est un échec total.

    Donc roi du bitcoin, c’est sûr. Cowboy c’est sûr aussi, mais ne faut-il pas l’être un peu pour remuer les establishment et créer de nouveaux business modèles.

    A suivre donc.

  • Many rivers to cross. RIP Jimmy Cliff

    La légende du Reggae Jimmy Cliff est décédée aujourd’hui. « A last river to cross » pourrait-on dire.

    Créée en 1969,  Many rivers to cross figure en 1972 dans la bande originale du film The Harder They Come réalisé par Perry Henzell et dans lequel Jimmy Cliff tient le rôle principal.

    Cette chanson représente les défis de la vie, les rivières qu’il faut traverser pour avancer. Dans cette chanson, le chanteur est perdu et semble désemparé. Il semble seul, abandonné par quelqu’un qu’il aimait. Il doit prendre des décisions, choisir des voies mais n’en trouve pas.

    C’est une chanson sur la résilience et la façon que l’on a pour redresser la barre et trouver sa voie.

    Que Jimmy Cliff repose en paix dans ce dernier voyage.

    Many rivers to cross
    But I can’t seem to find my way over
    Wandering, I am lost
    As I travel along White Cliffs of Dover

    Many rivers to cross
    And it’s only my will that keeps me alive
    I’ve been licked, washed up for years
    And I merely survive because of my pride

    Oh, that loneliness won’t leave me alone
    It’s such a drag to be on your own
    My woman left and she didn’t say why
    Well I guess I’ll have to try

    Many rivers to cross
    But just where to begin? I’m playing for time
    There’ll be times I find myself
    Thinking of committing some dreadful crime

    Yes, I’ve got many rivers to cross
    But I can’t seem to find my way over
    Wandering, I am lost
    As I travel along the White Cliffs of Dover…

  • Ukraine : un plan de paix sous pression après quatre ans de guerre

    Quelle crève-cœur de voir un pays se voir infliger une telle proposition par Trump et Poutine alors qu’ils ont été envahis par les Russes. Personne ne payait cher de leur peau le 24 février 2022 à 5 h du matin quand Poutine lançait une opération spéciale. Près de 4 ans après, les forces en question sont sur le point de signer un plan de paix, car nul n’a intérêt a garder un tel terrain d’opérations aux frontières de l’Europe.

    Presque immédiatement en 2022, les forces russes ont attaqué depuis trois axes : Sud depuis la Crimée, annexée par la Russie en 2014; Nord depuis le Belarus, en direction de Kyiv et l’Est : depuis les régions de Donetsk et Louhansk, déjà partiellement occupées depuis 2014. La guerre que Poutine pensait éclair a montré une résistance incroyable des Ukrainiens.

    Aujourd’hui les Russes occupent la Crimée qu’ils considèrent comme russe. Dans l’ancienne URSS, cette unité administrative était russe jusqu’en 1954 puis a été donnée à l’Ukraine par Staline. Mais ce don n’a jamais été vraiment accepté car beaucoup de Russes y ont des maisons secondaires et la situation géographique est très stratégique. En 1991, la Crimée obtient le statut de république autonome de Crimée au sein de l’Ukraine indépendante et Sébastopol devient une ville à statut spécial. En 2014, la Sécession est votée même si les votes sont truqués et c’est une terre qui reviendra à la Russie.

    Parmi les terres partiellement occupées depuis 2022 , il y a l’oblast de Kherson (rive gauche du Dniepr ; la ville de Kherson a été reprise par l’Ukraine en nov. 2022), celle de Donetsk (≈ 60–70 % contrôlé par la Russie), de Louhansk (≈ 95 % contrôlé) et de Zaporijjia (partie sud, dont la ville de Melitopol et ou il y a la centrale nucléaire). Au total, 17% du territoire est occupé. Les deux premières régions seraient données à la Russie et le sort de Louhansk et Zaporidja n’est pas encore fixé du moins dans son modus operandi (exemple : partage de l’électricité de la centrale nucléaire?).

    Tous les points sont en discussion, mais auront-ils le temps de négocier? D’abord le cessez-le-feu n’est pas acquis. Le nombre de soldats à rester en Ukraine non plus: 600 000 comme proposé par les Américains ou 800 000 comme proposé par les Ukrainiens. Les forces alliées pourront-elles stationner en Ukraine? Ou en Pologne? Et quelles sont les garanties de sécurité , ie quelles sont les réponses militaires coordonnées en cas de nouvelle agression russe?

    Enfin quel est l’avenir des deux pays? Coté Ukraine, possible intégration à l’Europe ( si l’Ukraine se débarrasse de sa corruption rampante), mais pas à l‘OTAN. Reconstruction économique via un vaste programme international dont on espère que l’Europe sera partie prenante. Coté Russie, réintégration de celle ci dans le concert mondial (G8) avec levée progressive des sanctions.

    Beaucoup de ces points ont été discutés de nombreuses fois. Donc ils pourraient y arriver. A priori bien sûr, ce n’est pas à l’avantage de l’Ukraine, mais il faut une paix. Il faut avancer et l’Ukraine pourra peut-être bâtir son avenir sur des bases économiques plus solides. Quant à la Russie, elle reste une menace et la prise de conscience européenne devrait nous faire avancer vers une Europe de la Défense chère aux vœux du Président français.

    A suivre donc.