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1er Décembre 1944: mémoire effacée au Sénégal

Passé aux oubliettes de l’Histoire française, ce massacre de tirailleurs sénégalais qui réclamaient leur solde dans le camp de Thiaroye en 1944 a été totalement occulté par la France. Perpétré à une période trouble de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il garde encore beaucoup de mystères. La France, via François Hollande, a quand même reconnu cet évènement en 2014 mais les héritiers peinent encore maintenant à réclamer justice.

1er décembre 1944, des tirailleurs sénégalais, rentrés du front européen de la deuxième guerre mondiale, attendent leur solde de captivité et leur démobilisation. Les choses trainent. Les Français ne leur donnent pas et les soldats africains sont exécutés à l’arme automatique par leurs propres officiers Français. Selon l’armée, il y aura 35 morts. Selon les témoignages africains et certains historiens, il y aurait entre 300 et 400 morts. Il y aura pendant des années une volonté d’effacement de ce massacre, tant sur les sépultures que sur l’ampleur du massacre et de nombreux documents seront falsifiés et les enquêtes seront abrégées.

Ceux qui ne sont pas tués sont arrêtés et jugés car identifiés comme meneurs. Certains sont gradés, comme Antoine Abibou, fin lettré évadé d’un Fronstalag et engagé dans la Résistance en métropole. Ils seront jugés et écoperont de peines allant de 1 an à 10 ans ou à la dégradation militaire. L’amnistie en 46 et 47 n’efface pas l’injustice car leur supposé rébellion n’est pas effacée. La France a bien sûr une autre version, celle de la mutinerie ou de la rébellion.

Les archives que François Hollande avait ramenées en 1914 ont été bloquées par le Sénégal jusqu’en 2024, date à laquelle Emmanuel Macron a reconnu que c’était un massacre. Ce blocage reste inexpliqué posant ainsi beaucoup de questions. Malgré ces pas en avant de la France, la reconnaissance n’est pas encore là et les Sénégalais ne se sont pas réappropriés leur mémoire.

A suivre donc.

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