Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal administratif de Paris vient de reconnaître que l’État a manqué, jusqu’en février 2025, à son obligation d’organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité prévues par la loi du 4 juillet 2001. L’Etat n’a pas respecté son obligations de faire 3 formations par an d’éducation à la sexualité.
Le résultat tombe: depuis son élargissement aux IST ( infections sexuellement transmissibles) en septembre 2024, le nombre mensuel de jeunes de moins de 25 ans testés pour le VIH via ce dispositif a doublé. La formation chez les jeunes est très importante. Certains croient que le Sida est une maladie qui se soigne. D’autres pensent que le port du préservatif est humiliant. Beaucoup de choses sont à expliquer aux jeunes générations et ces séances sont importantes aussi.
Les modes de contamination a aussi changé. Les années 80, lors du début de l’épidémie, les homosexuels étaient en première ligne avec notamment la mort de l’emblématique Freddy Mercury. Les usagers de drogues aussi étaient dans les cibles premières. Enfin, les préjugés sur le fait que le sida était aussi transmis par des étrangers restait vivace.
Aujourd’hui, les chiffres montrent que les choses ont changé. Les modes de contamination les plus fréquents chez les personnes diagnostiquées en 2024 étaient les rapports hétérosexuels (53%) suivis des rapports sexuels entre hommes (42%). Les personnes trans contaminées par des rapports sexuels représentaient 2% des découvertes et les usagers de drogues injectables (UDI) 1%. Les contaminations mère-enfant (1%) concernaient en majorité des enfants nés en Afrique subsaharienne.
Dans le cas des personnes étrangères, plus de la moitié (56%) des personnes découvrant leur séropositivité en 2024 étaient nées à l’étranger. Mais parmi elles, 43% ont été contaminées après leur arrivée en France.
Le manque de formation chez les jeunes est très compliqué car se propage en plus des cas de Sida, les maladies de type Clamydiae ou syphilis, avec une augmentation de cette dernière plus grande chez les femmes que chez l’homme ( +24% vs +10%) avec un risque de transmission au bébé si la femme est enceinte.
Il y a des médicaments préventifs , y compris pour le Sida comme le PrEP (pour Prophylaxie Pré-Exposition) qui est un moyen de prévention du VIH très efficace, destiné aux personnes qui ne sont pas séropositives mais qui ont un risque élevé d’exposition au virus.
Donc c’est bien que l’Etat ait été condamné. Il faut obliger les écoles à faire cette prévention.
A suivre donc.









