Human First

Human First est un espace d’idées, de réflexion et de dialogue. Dans un monde en pleine mutation – bouleversé par les crises climatiques, les révolutions technologiques et les tensions sociales – nous faisons le choix de revenir à l’essentiel : l’être humain.

Engagée depuis 1997 pour une politique de progrès, fondée sur l’écologie, la justice sociale et le rassemblement républicain.

Manager internationale expérimentée spécialisée en alliances stratégiques et projets globaux internationaux. Experte en innovation, transition numérique et écologie appliquée (Cloud, IA, Smart Cities, décarbonation).

  • Derrière Trump, les lobbies pétroliers du golfe du Mexique

    Au moins, Donald Trump a été clair. Son action au Venezuela a été mue par la volonté de ses partenaires pétroliers américains, particulièrement texans et du golfe du Mexique, de récupérer la main mise perdue sur le pétrole vénézuélien. Pourquoi particulièrement ce pays et ce pétrole dans la mesure où les USA sont devenus le premier producteur de pétrole au monde?

    Le Venezuela est le premier pays au monde en termes de réserves: 300 milliards de barils dans son sous-sol, bien au delà de l’Arabie Saoudite. Mais son pétrole est ce qu’on appelle un pétrole lourd, non conventionnel, alors que celles de l’Arabie Saoudite est un pétrole léger bien plus facile à exploiter. Le pétrole lourd est utilisé pour le bitume, le gazoil, le fuel et la construction.

    Le pétrole lourd est difficile à exploiter car il faut les diluer avec du brut extra léger souvent importé du Nigéria, pour permettre sa circulation dans les pipelines. De plus il est jugé comme acide, abîmant ainsi les installations de raffinage et nécessitant beaucoup d’entretien.

    Dans les années 1990, plusieurs consortiums avaient été signés entre le Venezuela et les grandes entreprises pétrolières occidentales (Total, British Petroleum, Exxon MobileChevron Texaco et Conoco Philips). Depuis que Hugo Chavez a sorti en 2007 les compagnies américaines du Venezuela en nationalisant la production, les raffineries ne marchent plus trop. Les barils qui sortent de ces raffineries vont de plus en Chine à prix bas.

    En parallèle, on apprend que ces entreprises pétrolières sorties du Venezuela avaient énormément investi dans ce pays et leur départ avait créé un traumatisme. Les usines du golfe du Mexique avaient été construites pour raffiner ce pétrole lourd et elles tournent aujourd’hui à vide ou presque du fait de la forte expansion du pétrole de schiste qui a donné aux USA sa première place mondiale.

    N’oublions pas que le Golfe du Mexique avait été rebaptisé Golfe de l’Amérique au tout début du mandat de Trump. Donc les pétroliers de la région sont chers à son cœur.

    Il faudrait savoir si TotalEnergie, qui était présent avant 2007, a voix à ce nouveau chapitre vénézuélien. Si c’était le cas, on comprendrait mieux pourquoi Emmanuel Macron a été si doucereux dans ses réactions anti Trump lors de l’arrestation de Maduro. Sans compter le million de Français présents dans la région.

    A suivre donc.

  • Groenland: David contre Goliath

    L’appétit de Donald Trump et l’application de sa nouvelle théorie « Donroe » ( en référence à la doctrine Monroe de 1823 sur la politique étrangère des USA) n’ont plus de limites spatiales ni temporelles. Dans 20 jours, il en parle, et dans deux mois, il attaque le Groenland et la terre des Inuits ( que nous appelions dans le temps les Esquimaux). Cela a de fait réveillé les ardeurs indépendantistes de ces derniers, comme la chanteuse Björk, qui vient de demander le statut de terre indépendante pour son pays.

    Cette terre si froide et a priori inhospitalière fait pourtant rêver. C’est Erik le Rouge, Islandais d’origine norvégienne, banni d’Islande pour meurtre, qui s’installe avec sa femme et sa tribu (d’esclaves). C’est une terre de glaciers, de montagnes et de cayons enneigés et d’icebergs. Les explorateurs français le connaissent bien et nous ont fait rêver en racontant leurs périples: Paul Emile Victor, explorateur et ethnologue, qui a donné son nom à un mont du Groenland; Jean Baptiste Charcot, médecin, sportif, navigateur et explorateur, qui fit nombre d’expéditions en Antarctique et enfin Jean Malaurie, géographe, explorateur, qui a été le premier avec un Inuit à atteindre le Pôle Nord géomagnétique et qui découvrit une base secrète américaine pour accueillir des bombardiers nucléaire à Thulé, thème de son livre « les derniers rois de Thulé ».

    D’après l’Institut technique du Danemark, la vitesse de la fonte des glaciers du Groenland a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013 donnant ainsi aux personnes peu scrupuleuses de la planète des velléités d’invasion. En effet le premier intérêt, y compris pour les USA, est l’eau. Une telle masse en fonte pour irriguer des zones qui se désertifient de plus en plus est une véritable aubaine pour les USA. La deuxième est bien sûr le sous sol (pétrole, gaz, or, fer, diamant, uranium, zinc, plomb) et les terres rares. Néodyme, dysprosium, praséodyme sont encore sous exploités et sont nécessaires pour les éoliennes, voitures électriques, smartphones.

    Enfin sa situation géographique, stratégique pour le contrôle de l’Arctique, lui a valu déjà quelques offensives américaines. Vladimir Poutine regarde cela de très près car il considère la Russie comme la plus grande puissance de l’Arctique et sait qu’au cours des dix années passées, le trafic de marchandises sur la Route maritime du Nord Sevmorput, du détroit de Kara à celui de Béring, n’a cessé de croître   » de seulement 4 millions de tonnes de marchandises en 2014, soit tout récemment encore, nous sommes passés l’an dernier à près de 38 millions de tonnes — cinq fois plus que le record jamais enregistré sous l’Union soviétique. Nous estimons, et nous n’avons aucune raison de penser le contraire, que ce volume atteindra les 70 à 100 millions de tonnes aux environs de l’année 2030″ ( V.Poutine Mars 2025 à Mourmansk). Il sait aussi que le Russie a la plus grande base de brise glace et qu’il doit s’assurer que cette route maritime soit sécurisée.

    Donc le Groenland qui une terre autonome du Danemark, habitée par des Inuits, dont la terre est désirée par un prédateur puissant, les USA, se trouve actuellement dans une posture délicate. Ce pays va être le centre d’un jeu stratégique entre les USA, la Russie, l’Europe via le Danemark et l’Otan, qui est la menace première de la Russie. Sans compter la Chine qui a aussi un intérêt majeur a contrôler la région arctique.

    Donc souhaitons du courage à Bjork, qui vent de réclamer l’indépendance du Groenland. Bon courage aux formidables Inuits qui ont déjà eu à souffrir des mauvais traitements occidentaux et souhaitons que Trump ne mette pas le monde à feu et à sang. L’eau de l’Arctique ne suffirait pas à éteindre ce feu.

    A suivre donc.

  • Dans l’œil de Trump: le Vénézuéla

    Comme dans les films! Enlevé en pleine nuit avec sa femme, Nicola Maduro est aujourd’hui dans les mains de la CIA de Trump. Donald Trump accuse depuis longtemps le chef de l’État vénézuélien d’être impliqué dans le narcotrafic et de diriger un cartel responsable de l’afflux de cocaïne vers le territoire américain. Mais qui est Maduro et pourquoi Donald Trump s’y est-il intéressé?

    En Aout dernier, Pam Bondi, la ministre américaine de la Justice a décidé de porter la récompense contre Maduro à 50 millions de dollars, somme qui ne pouvait jusqu’à lors n’être destinée qu’aux terroristes d’Al Qaïda. D’après les sources américaines, le régime vénézuélien a tissé des liens avec les FARCS, mouvement rebelle colombien dont le trafic de drogue est devenu au cœur de leur activité.

    Cette accusation vient du fait que Hugo Chavez en 2005 a interdit l’accès du pays à l’agence antidrogue américaine, la DEA. Par ailleurs, l ‘affaire des “neveux narcos”. Efraín Antonio Campo Flores et Franqui Francisco Flores de Freitas, neveux de Cilia Flores, l’épouse de Nicolás Maduro, interpellés en Haïti alors qu’ils tentaient d’acheminer clandestinement 800 kilos de cocaïne vers les États-Unis laisse supposer une connivence au plus haut niveau.

    Est-il le patron du cartel de los Soles, dont le nom viendrait des soleils figurant sur les épaulettes des généraux vénézuéliens? Les Américains en sont convaincus, d’où la mise à prix de 15 millions de dollars pour le ministre de la défense Vladimir Padrino Lopez. Pourtant il semblerait que le Vénézuéla n’est pas forcément la place forte du narco trafic, mais plus une zone de transport.

    Par contre Le Venezuela possède des richesses naturelles exceptionnelles, parmi les plus importantes au monde, mais largement sous-exploitées ou mal gérées. Du pétrole et de l’or dans l’Orénoque, du gaz off shore et terrestre, du fer, du coltan ( stratégique pour l’électronique), cuivre, nickel, diamants, hydroélectricité. Donc un pays très tentant pour appliquer une stratégie américaine de nearshoring ( pays partenaires qui ont des coûts de main d’œuvre moindres et des activités complémentaires).

    Mais difficile de communiquer avec Maduro, dont les activités et les modes de rétorsion ( cf Ronald Oreja, dissimulé apparemment vivant dans une valise enfouie sous une couche de béton fraîchement coulée qui aurait subi des sévices et serait décédé par asphyxie) sont discutables.

    Par ailleurs, la nouvelle détentrice du Prix Nobel de la Paix 2025 n’est-elle pas Maria Corina Machado, opposante à Maduro? N’a t-elle pas ruiné les rêves de Donald Trump d’avoir lui-même ce prix et ne lui a-t-elle pas écrit dès l’acceptation de son prix? Donald Trump n’a t il pas dit: « qu’elle me donne son prix alors ».

    Suivons donc ce qu’il va se passer au Vénézuéla. Qui va remplacer Maduro? Quel est le deal? Et qui sera le prochain prix Nobel de la Paix?

    Enfin, sur le plan pur du droit international, peut-on faire fi des règles? Enlève-t-on des dirigeants par simple deal? Que dirons-nous quand la Chine envahira Taïwan?

    A suivre donc.

  • Désintégration des Satellites Starlink : Nouvel Avenue pour la Sécurité Orbital

    La société SpaceX, dirigée par Elon Musk, lance une manœuvre sans précédent pour faire descendre 4 400 satellites de la constellation Starlink. De 550km où ils se trouvaient, ils vont descendre à 480 km de la terre. Cette opération très délicate est mue par des problèmes de sécurité, mais soulèvent aussi de gros problèmes techniques, géopolitiques planétaires.

    Un satellite de la constellation Starlink a explosé en Décembre posant des problèmes d’interférences de satellites en orbite et des risques pour d’autres missions. En les faisant s’approcher de la surface de l’atmosphère, Musk mise sur une désintégration plus rapide des satellites défectueux et se désintégrant au contact de l’atmosphère. Les débris resteront ainsi moins longtemps en orbite ( avec le risque d’abîmer les autres satellites), réduisant l’engorgement orbital de 80% et permettant l’introduction de nouveaux satellites plus rapidement.

    Space X tient la corde dans l’orbites basse avec 10000 satellites et reste le leader dans les télécommunications spatiales avec son service Direct to cell. Tout comme pour Tesla, ce leadership est attaqué aujourd’hui par la concurrence: Reuters, Eutelsat et les chinois Guowang ou Tianfan.

    Space X communique sur le fait qu’ils prennent leurs responsabilités, dans la mesure où les débris qui restent en orbite basse ( jusqu’à 4 ans contre quelques mois à 480 km ) créent de la pollution lumineuse. C’est un fait. Par contre, personne ne communique sur la pollution de milliers de satellites qui se désagrègent dans l’atmosphère terrestre. Lorsqu’un satellite brûle dans l’atmosphère, il libère des particules métalliques, d’aluminium. Comment tout cela va-t-il être géré?

    Le cadre juridique spatial date des années 60 et 70 dans le cadre des Nations Unies, marqué aussi par un contexte de guerre froide. Les pays doivent adapter leurs législations en fonction de ce cadre. L’Obama Space de 2008 donne la possibilité aux entreprises spatiales américaines de l’exploitation commerciale des ressources des corps célestes.

    Il reste énormément de sujets juridiques à débattre face à l’affluence des engagements commerciaux existants ( cf Katy Perry dans l’espace avec Mme Bezos) ou à venir, géopolitiques, sécuritaires, organisationnels. Si nous ne faisons pas attention, notre espace va être phagocyté par des géants américains et chinois sans vergogne aux intentions douteuses. il faut donc se réveiller.

    A suivre donc.

    https://www.lesnumeriques.com/astronomie-conquete-spatiale/spacex-abaisse-4-400-satellites-en-urgence-la-course-contre-la-catastrophe-spatiale-a-commence-n248902.html

  • Chasse à courre : le dernier combat de Brigitte Bardot contre une pratique jugée cruelle

    Aujourd’hui, Brigitte Bardot nous a quitté. Celle qui a défendu toute sa vie la cause animale n’avait qu’un souhait pour sa mort: que la France arrête la chasse à courre. Nous n’avons pas le pouvoir de le faire individuellement, mais nous avons le pouvoir de nous exprimer sur le sujet et de signer des pétitions.

    Plusieurs sondages indiquent que la majorité des Français est hostile à la chasse à courre. Par exemple, au moins 72 % des personnes sondées se disent contre son maintien. Brigitte Bardot dénonçait une pratique sauvage et rappelait que la France restait le seul pays avec l’Irlande à maintenir cette pratique.

    Les associations de protection animale dénoncent le stress intense et la souffrance infligés aux animaux poursuivis pendant des heures jusqu’à épuisement. Contrairement à un tir immédiat, la chasse à courre repose sur une traque pouvant durer plusieurs heures. L’animal (cerf, chevreuil, sanglier, renard) est poursuivi sans interruption par une meute, sans possibilité de comprendre quand la menace cessera.

    La poursuite déclenche une réponse de stress aigu maximal comme la libération massive d’adrénaline et de cortisol, l’accélération cardiaque et respiratoire, la mobilisation totale de ses réserves énergétiques. Chez certains animaux, cette surcharge peut provoquer un épuisement physiologique, une acidose musculaire, un collapsus circulatoire et parfois la mort avant même la mise à mort finale.

    Sous stress intense, les animaux peuvent traverser des routes et se faire renverser ou chuter dans des ravins. Enfin au moment de l’hallali, l’animal est arrêter par la meute, dans un stress incroyable.

    Il y a certes moins d’animaux tués par la chasse à courre ( environs 4000) que par la chasse normale, toutefois les méthodes comme le stress de l’animal avant de mourir en font une pratique insupportable. Les 30 000 chiens et 7000 chevaux que l’on associe à cette barbarie ne s’en porteront que mieux. Quant aux 10 000 veneurs ( pratiquants de chasse à courre), ils iront faire du cheval dans les forêts si cela les amuse.

    A suivre donc.

    Pétition contre la chasse à courre

    https://www.leslignesbougent.org/petitions/ensemble-pour-abolir-la-chasse-a-courre-appuyons-le-combat-de-brigitte-bardot-21460/

  • Nestlé: le scandale de l’eau du Gard ne perturbera pas les municipales

    Le préfet du Gard vient d’autoriser Nestlé Waters à continuer l’exploitation de deux forages de son site de Vergèze, sous le label prestigieux d’ »eau minérale naturelle ». L’arrêté, tout en constatant des contaminations répétées, donne un sursis de 24 mois à Nestlé sous réserve d’un « contrôle sanitaire et d’une surveillance renforcée de la qualité microbiologique et physico-chimique de l’eau brute ».

    Nestlé Waters (Perrier, Vittel, Contrex, Hépar…) est accusé d’avoir traité illégalement des eaux présentées comme “minérales naturelles”, alors que la réglementation européenne l’interdit strictement. Les enquêtes ont mis en évidence du Charbon actif, des Micro-filtrations fines et des Traitements UV. Ces procédés sont autorisés pour l’eau du robinet, mais interdits pour l’eau minérale naturelle.

    Selon la loi, une eau minérale naturelle ne doit subir aucun traitement qui modifie son caractère microbiologique. Nestlé a admis avoir utilisé des procédés interdits pour assurer la sécurité sanitaire de ses produits. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a engagé plusieurs actions en justice : plainte contre plusieurs responsables politiques passés/présents (dont Agnès Pannier-Runacher, Roland Lescure, Aurélien Rousseau, Agnès Firmin-Le Bodo) pour analyser le rôle de l’État dans la gestion de l’affaire; plainte pénale contre Nestlé Waters pour pratiques commerciales trompeuses, falsifications et tromperies aggravées,

    Un tribunal français a refusé de retirer les produits Perrier des rayons ou leur appellation eau minérale naturelle, estimant qu’il n’était pas démontré qu’il existait un risque sanitaire imminent. Nestlé peut donc continuer à commercialiser l’eau avec cette désignation. La plainte déposée contre plusieurs ministres a été classée sans suite par la Cour de justice de la République, faute d’indices suffisants dans les documents produits pour impliquer personnellement les responsables politiques visés.

    A trois mois des municipales, le site peut continuer l’exploitation ce qui assure à la région du Gard une aubaine économique appréciable.

    A suivre donc.

  • Accord Mercosur : Un Répit pour les Agriculteurs Français

    Le Président Macron a eu de la chance sur ce coup là! La signature du Mercosur en plein milieu de la révolte des agriculteurs aurait été une catastrophe. Le report en Janvier laisse un peu de répit et va permettre de négocier un peu plus, notamment peut être sur les clauses miroirs ( cf article https://humanfirsts.blog/2025/11/11/mercosur-le-cauchemar-des-francais/ )..

    Cet accord reste tout de même intéressant pour certaines filières industrielles, viticoles qui souffrent actuellement des droits de douane américains et chinois. Ces pays représentent 270 Millions d’habitants et un PIB de 2700 Milliards d’Euros.

    L’instabilité géopolitique aussi est un stress constant pour les producteurs. Notamment celle de Donald Trump qui menace tous les jours de nouvelles taxes qui pénaliseraient nos producteurs.

    L’accès aux ressources minières et aux terres rares est aussi un élément très intéressant au moment où la Chine sert la vis des terres rares en ne livrent celles ci que sous conditions particulières ( cf https://humanfirsts.blog/2025/10/11/chine-lempire-des-terres-rares/ ).

    Le Brésil a d’énormes ressources de fer, mais aussi d’or, aluminium, manganèse, nickel, bauxite. Elle possède 20 à 25% de terres rares. L’Argentine fait partie du Triangle du lithium (avec le Chili et la Bolivie) et possède l’un des plus grands gisements mondiaux. Notre dépendance à ces minerais fait que nous devons nous entendre pour réduire notre dépendance.

    Mais nous sommes bien loin de la protection de nos belles vaches et de la qualité de ce que nous mangeons. C’est pourquoi la nécessité d’intégrer les clauses miroirs dans l’accord du Mercosur est crucial.

    A suivre donc.

  • Olympe, Simone, Gisèle sont-elles des « sales connes »?

    Merci Brigitte Macron d’avoir repolarisé le débat en France contre la violence faite eux femmes. L’approche n’était pas orthodoxe, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais tout le monde parle à nouveau des violences aux femmes à une période où elles sont plutôt oubliées. On est loin d’Olympe de Gouges, de Simone Weil.

    La femme du Président de la République est en droit bien sûr de penser que les féministes sont des « sales connes  » et qu’il faut les « foutre dehors » pour aider son ami Ary Abittan, ayant eu un non-lieu pour viol. Mais il faut éviter les caméras, car ces propos deviennent publics surtout quand l’agence Bestimage dont la patronne Mimi Marchand, ayant fait de la prison pour détention de cannabis,  mise en examen depuis 2021 pour « subordination de témoin » et «association de malfaiteurs « dans l’ affaire de la fausse rétractation de Ziad Takeddine concernant ses témoignages dans l’affaireSarkozy Kadhafi , amie du couple présidentiel filme et envoie la vidéo sur internet.

    On est loin d’Olympe de Gouge, qui en 1791 publiait une déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, dans laquelle elle remet en cause la pratique de l’autorité masculine et prêche l’égalité Homme Femme. Quelle idée de « sale conne »! On pense aussi à Hubertine Auclert qui créé la Ligue française pour le droit des femmes, premier parti féministe soutenant le droit de vote des femmes , avec pour Président d’Honneur Victor Hugo. Tous les deux sont des « sales connes ». Militant pour le droit de vote, Louise Weiss, alsacienne, se présente symboliquement aux élections municipales de Montmartre en 1935. Elle utilise des cartons à chapeaux comme urne et recueille 18000 votes. Aux élections de 1936, elle envoie des chaussettes aux sénateurs avec une inscription « Même si vous nous donnez le droit de vote, vos chaussettes seront raccommodées » . Bref que des actions de « sales connes ».

    Les années 70 voient l’arrivée de féministes qui soutiennent la libération sexuelle. Toutes de sales connes ces Antoinette Fouque qui parlait de féminitude, Christine Delphy qui parlait d’ oppression domestique comme système économique, Gisèle Halimi qui défendait les femmes face aux violences des hommes, Simone Veil qui en vrai sale conne est venue dans l’assemblée, emplie d’hommes sarcastiques, défendre le droit à l’avortement, Simone de Beauvoir et son Deuxième sexe et le manifeste des 343 ( sales connes?) .

    Et que dire du mouvement #metoo ou du #balancetonporc qui a mis en évidence des comportements douteux dans tous les milieux de la société et qui a libéré la parole des femmes.

    Beaucoup ont voulu les « foutre dehors » toutes ces sales connes, mais la démocratie française n’en a rien fait se permettant de grandir et d’ouvrir les portes aux femmes et à l’écoute de leurs douleurs.

    Et oui … le viol est un délit, quelquefois difficile à prouver même s’il existe. La violence et les coups sont des délits punissables par la loi. Et le féminicide, meurtre d’une femme par le seul mobile qu’elle est une femme, pour la détruire est un délit punissable par la loi.

    Donc merci à toutes ces femmes qui ont fait avancer le droit des femmes. Merci aux hommes qui les ont aidées et ne les ont pas foutues dehors. Et honte à celles et ceux qui s’enorgueillissent en public ou en privé de soutenir le parti des violeurs, qui eux ne sont pas masqués, car souvent ils ne risquent rien quand ils sont bien épaulés.

    A suivre donc.

  • Saint-Cricq : le dérapage de trop dans l’entre-soi médiatique ?

    La polémique qui entoure Nathalie de Saint-Cricq ravive une vieille question : celle d’un entre-soi journalistique et familial qui protège, qui pardonne, et qui autorise parfois des dérapages impossibles ailleurs. Issue du clan Duhamel–Castéra, mêlant journalistes d’influence, hauts fonctionnaires et ministres , Saint-Cricq évolue depuis toujours dans un environnement feutré, presque imperméable aux secousses extérieures.

    C’est lors d’un échange avec Alexis Corbière que tout s’embrase. Alors que le député rappelle la gravité de l’antisémitisme, la journaliste rétorque : « le vote des musulmans aussi », laissant entendre que LFI instrumentaliserait le sujet pour séduire un électorat ciblé. L’amalgame met le feu aux poudres. LFI saisit l’Arcom, bientôt suivie par Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, dénonçant des propos « extrêmement graves ».

    Pourtant, Nathalie de Saint-Cricq n’est pas née d’hier. Petite-fille de Jean Meunier, résistant et fondateur de la Nouvelle République du Centre Ouest , fille et sœur d’hommes de presse, elle a toujours évolué dans les couloirs où s’écrit — et s’échange — le pouvoir médiatique. Son parcours l’amène ensuite à croiser celui de Patrice Duhamel, son futur mari, puis d’Alain Duhamel, son beau-frère, figures tutélaires du paysage politique télévisé. Leur fils Benjamin Duhamel, lui aussi, perpétue la tradition familiale dans les médias.

    Dans ce cercle, les alliances restent soignées : la famille Castéra, Publicis, puis Amélie Oudéa-Castéra, ministre éclair dans plusieurs gouvernements. Un monde où les passerelles entre journalisme, haute fonction publique et pouvoir politique semblent naturelles, presque évidentes.

    Nathalie de Saint-Cricq gravit les échelons : cheffe du service politique de France 2 lors du débat Macron–Le Pen, où elle est violemment critiquée pour sa non-intervention, collaboratrice de Léa Salamé, puis, en 2025, directrice des rédactions nationales de France Télévisions. Un parcours solide, prestigieux, mais aussi très protégé — suffisamment, sans doute, pour expliquer la désinvolture de certains propos.

    Au-delà du cas Saint-Cricq, cette affaire rouvre la question d’un paysage médiatique français fracturé : un secteur public perçu comme trop proche du pouvoir, un secteur privé dominé par quelques milliardaires, et une liberté de la presse qui ressemble parfois à une élégante illusion.

    L’Arcom tranchera. Mais une chose demeure : l’impression d’une neutralité journalistique de plus en plus fragile, et d’une confiance qui s’effrite face à l’arrogance supposée de celles et ceux qui se pensent inattaquables.

    A suivre donc.

  • 6 Décembre: on fête Saint Nicolas!

    C’est Nicolas de Myre, né vers 270 à Patare en Asie mineure, de parents chrétiens que l’on fête le 6 Décembre. De famille ecclésiastique, il devient Evêque de Myre et combat l ‘idolâtrie et l’arianisme. On lui attribut de nombreux miracles et quand il meurt en 350 à Myre, une eau miraculeuse sortit de son tombeau. Lorsque les turcs conquirent la ville de Myre, au XIe siècle, les reliques furent déplacées jusqu’à Bari en Italie où elles furent très vénérées et le culte de saint Nicolas se développa rapidement en Occident.

    La légende de Saint-Nicolas vient du fait qu’il aurait sauvé trois enfants d’un boucher cruel, qui les avait tué et découpé en petits morceaux pour en faire du petit salé plongés dans trois tonneaux. L’histoire veut que Nicolas passât par là et demandât du petit salé… Le boucher terrorisé confessa son meurtre et Nicolas ressuscita les trois enfants!

    Le boucher devint le symbole de la méchanceté et du mal au travers de la figure légendaire du Père Fouettard, chargé de réprimander les enfants désobéissants. Saint Nicolas lui est extrêmement vénéré et devient le protecteur des enfants et des écoliers. Vêtu de rouge, d’une mitre sur la tête, d’une crosse à la main et portant des cadeaux, il est célébré dans toute l’Europe le 6 décembre.

    En France, Saint-Nicolas est aussi le Saint Patron de l’Alsace et de la Lorraine, où il est fêté. il est de tradition que les garçons jettent de la farine sur la tête des filles ce jour là à la sortie de l’école pour leur porter chance. Cette coutume viendrait d’une croyance que Saint-Nicolas aurait multiplié les farines pour éviter la famine. c’est à ce moment que les manalas , petits pains au lait en forme de bonhomme représentant Saint Nicolas apparaissent dans toutes les boulangeries et les familles.

    Son succès le rendra international. Son nom déformé en allemand le fera connaitre sous le nom de Santa Klaus en Allemagne, Sinter Klaas aux Pays Bas. C’est le dessinateur Thomas Nast qui le rend plus moderne en 1860, accompagné d’un traineau et de rennes, vivant au Pôle Nord. Son succès deviendra planétaire en 1931 quand Coca Cola s’en empare comme figure marketing et ce sont les américains qui vont populariser ce mythe devenu laïque et marketing au sein des familles françaises après la deuxième guerre mondiale.

    Un long parcours pour cet homme de foi. A célébrer le 6 décembre donc!

    A suivre donc.