La terre brûle, particulièrement en Europe. Et que faisons nous? On achète des clims. Le rapport European State of the Climate 2024 (ESOTC 2024), publié par Copernicus Climate Change Service et l’Organisation météorologique mondiale, dresse un bilan très documenté de l’évolution du climat en Europe. Et l’avenir n’est pas rose.
2024 a été l’année de tous les records, mais je crains que 2026 s’annonce compliquée aussi. Environ 45 % des journées de l’année ont connu des températures nettement supérieures à la normale et les pays de l’Est et du Sud de l’Europe ont connu des situations de tensions extrêmes avec de fortes chaleurs, des feux et des sécheresses.
A l’Ouest, c’est l’inverse avec des inondations, des crues, des tempêtes. Près d’un tiers du réseau fluvial européen a connu des crues dépassant le seuil d’inondation élevé. Environ 12 % des cours d’eau ont dépassé le niveau d’inondation dit « sévère ».
L’Europe se réchauffe plus vite. Depuis les années 1980, son rythme de réchauffement est environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, en raison notamment de sa géographie et de la diminution de la couverture neigeuse et glaciaire. Les glaciers européens, en particulier dans les Alpes et en Scandinavie, poursuivent leur fonte rapide. Cette évolution affecte les ressources en eau, les écosystèmes et certaines activités économiques comme le tourisme de montagne. Et on continue à laisser les gens faire du ski sur nos glaciers, à monter au pic du Midi comme si c’était Montmartre.
Il faut protéger notre planète si l’on veut survivre et limiter les calamités. Les villes et le béton font augmenter la température. Plantons! Végétalisation, îlots de fraîcheur, désimperméabilisation des sols pour que l’eau de pluie ruisselle et restaurons les zones humides qui jouent un rôle naturel de stockage de l’eau. Moderniser les réseaux d’eau face aux sécheresses et construisons des ouvrages de protection contre les inondations. Ca commence timidement, mais il faut accélérer.
Adaptons nos habitats, nos routes, nos ponts. Quand on pense qu’à Paris on n’a pas droit aux volets extérieurs parce que ce n’est pas beau. Notre bitume fond et nous répandons de la chaux pour l’éviter. Ne peut-on pas concevoir des routes adaptées? Les rails de chemins de fer se déforment et n’a t on pas prévu ces changements climatiques. C’est un grand plan d’adaptation à faire au niveau européen. Il y a de l’argent pour le faire. Il faut intégrer le risque climatique dans tous nos projets.
En matière énergétique, le choix de promouvoir le nucléaire en France est fait, mais le solaire est un moyen extraordinaire dans le sud et tous les pays ensoleillés. L‘éolien, si décrié et que je continue à défendre. En mer et sur terre.
L‘agriculture doit être accompagnée. Les agriculteurs sont nos guerriers. Ceux qui prennent soin de nos terres et qui ont besoin de cette eau qui se raréfie. Il faut qu’ils nous aident à améliorer les sols pour mieux retenir l’eau et à diversifier les cultures avec des semences plus résistantes à la chaleur. Ils ne peuvent plus être considérés comme le tiers monde. Nos vies dépendent d’eux et nous les payons 700 euros par mois!
Enfin la biodiversité doit être protégée. Partout. Dans les campagnes, les villes , sur les littoraux. Reconstituons les haies. Respectons nos bêtes, nos animaux. Regardons les et protégeons les. Donnons à la nature ce qu’elle nous donne. passons du temps en nature pour comprendre.
Le coût de l’inaction devient supérieur à la prévention. Alors demandons des comptes à nos élus européens et français.
A suivre donc.

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