On commence à parler de destitution de Donald Trump. Ils parlent de sénilité. Mais est-ce bien la cause? Il commence à y avoir des vents de panique à l’annonce de certains mouvements financiers compte tenu du manque de visibilité des actions américaines dans le monde.
Depuis le début du conflit en Iran, les banques centrales étrangères ont vendu 82 milliards de dollars de bons du trésor américain en quelques semaines. Les raisons sont les tensions sur le détroit d’Ormuz et l’incapacité des USA à donner une politique claire. Le prix du pétrole et du gaz ont explosé et il existe une forte pression sur les pays importateurs, qui ont un besoin urgent de liquidités.
Les banques centrales sont contraintes de vendre des obligations US pour récupérer du cash et stabiliser leur monnaie. La Chine est passée de 1 300 Md $ (2013) à 694 Md $ (2026). Elle vend depuis 10 ans, mais toujours lentement . En effet si elle vend trop vite , cela provoquerait un effondrement des prix et elle se pénalise elle-même. Par ailleurs elle utilise les Treasuries comme réserve de change.
Le même scénario est en train de se faire en Europe et dans les pays du Golfe. Parmi les détenteurs étrangers de titres du Trésor US, le Japon est le plus gros détenteur avec 1 225 milliards de $. La cheffe du gouvernement japonais, Sanae Takaichi, s’est rendue à la Maison-Blanche le 19 mars 2026 pour rencontrer le président américain Donald Trump. Elle est venue les valises chargées de milliards d’investissements et les blagues de Trump sur Pearl Harbour ont refroidi les relations. Too Bad. 550 milliards d’investissements, c’est énorme.
Dans le même temps, les Etats-Unis ont des besoins en financement et émettent des bons du Trésor. Jusqu’à fin mars 2026, le total des émissions de titres du Trésor américain s’est élevé à environ 8 100 milliards $, soit une progression d’environ +11 % par rapport à l’an dernier. Le Trésor continue à émettre régulièrement des bons du Trésor à court, moyen et long terme.
Les dernières adjudications ont été qualifiées de médiocres avec peu de demandes et donc entraînant des rendements légèrement plus élevés pour attirer des acheteurs. Des données économiques solides (emploi, inflation, anticipation de taux) peuvent rendre aussi les bons moins attractifs face à des actifs risqués, forçant potentiellement le Trésor à offrir des rendements plus élevés. Nous sommes dans une bascule historique.
Enfin, les banques centrales européennes ont tendance aussi à capitaliser sur leurs réserves d’or. La Banque de France a ainsi finalisé début avril 2026 l’opération de vente des derniers lingots d’or qu’elle détenait à la Réserve fédérale américaine à New York. Cette opération a généré près de 12,8 milliards € (≈ 15 milliards $) de plus-value compte tenu du prix élevé de l’or. La France est la quatrième puissance étrangère en termes de détention d’or. Cette manœuvre tombe au mauvais moment pour la Fed et la réputation des USA.
En attendant les Iraniens vont faire payer les bateaux utilisant le Détroit d’Ormuz en bitcoin ou en Yuan chinois. 2 millions par bateaux. Il y en plusieurs centaines qui attendent. Avant l’intervention américaine, ce passage était gratuit.
En attendant les Iraniens ont le droit de vendre leur pétrole, tout comme les Russes… alors qu’avant l’intervention américaine, ils étaient en embargo strict.
L’économie mondiale n’aime pas l’incohérence, ni le manque de visibilité. Les USA devront faire attention a cela. Mais les manipulations de Trump contre l’homme qu’il a lui même placé en 2018, Jérôme Powell, font désordre. Ce dernier doit quitter la Fed en Mai 2026 ce qui n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les US. Nous sommes donc au début d’un changement majeur.
A suivre donc.

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