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Tony Blair: le retour des Britanniques en Palestine

Long time no see… Voilà les Britanniques de retour en Palestine avec la nomination en quasi catimini de Tony Blair comme membre fondateur de son Conseil de la paix pour Gaza, aux côtés de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, Marco Rubio, le secrétaire d’État américain et Steve Witkoff, l’émissaire américain au Moyen-Orient.

Lorsque l’Empire Ottoman a été démantelé à la fin de la Première Guerre Mondiale, les Anglais se sont vus confier par la SDN le mandat sur la Palestine ( à l’époque Gaza, Israël ( hors plateau du Golan), Jordanie et Cis Jordanie).

Alors qu’après la deuxième guerre mondiale, la situation est devenue intenable, particulièrement avec les velléités légitimes d’indépendances des pays comme la Jordanie ou Israël, les Britanniques ont proposé aux Nations Unies un plan de partage de la Palestine, qui a été voté mais non signé par la majorité des pays arabes. Beaucoup de pays qui auraient pu soutenir la Palestine à l’ONU étaient encore sous le joug de la colonisation. S’en est suivi une guerre civile, qui a conduit a de nombreux massacres.

Aujourd’hui, alors que cette région a été fortement frappée par la douleur, la sauvagerie d’un côté comme de l’autre, Donald Trump a voulu restaurer une paix pour pouvoir faire de Gaza une cité balnéaire. Gaza est complètement en ruines et il faudra un effort immense pour reconstruire. Quelques invitations ont été envoyées: le président argentin Javier Milei a déclaré que ce serait un « honneur » d’y siéger, le dirigeant canadien Mark Carney devrait y être ( même si les relations risquent d’être tendues avec Trump du fait de son accord avec la Chine) , Abdel Fattah al-Sissi étudie la question , quant à Erdogan il n’a pas encore répondu. Rien que du beau monde.

Pour les Arabes, Tony Blair est l’homme de la guerre en Irak et des mensonges liés à cette entrée en guerre. Des millions de manifestants avaient alors protesté dans les rues de Londres, l’accusant d’avoir menti sur la présence, jamais avérée, d’armes de destruction massive en Irak. C’est aussi l’homme aux amitiés voyantes comme Murdoch, Larry Ellison , patron d’Oracle et principal mécène de l’Institut Tony Blair, avec 257 millions de livres sterling versés depuis 2021. La fondation de l’ancien Premier ministre dépend donc financièrement du milliardaire, connu pour être aussi très pro-israélien et proche de Benjamin Netanyahou.

Il est clair qu’il y a beaucoup d’argent à se faire sur les cendres de cette Palestine sacrifiée depuis tant d’années. Les travaux de reconstruction « s’appuieront essentiellement » sur le plan égyptien arabo-islamique, a affirmé le président du comité palestinien, Ali Shaath, ingénieur et ancien vice-ministre palestinien. Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov sera Haut Représentant pour Gaza et le général américain Jasper Jeffers dirigera la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

A suivre donc.

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